The Society of Canadian Aquatic Sciences (SCAS), Canada’s leading scientific society for the advancement and dissemination of aquatic sciences, emphasizes that Lake Ontario is the name we use and the name we will continue to use for the lowermost of the Laurentian Great Lakes.
On August 27, 2026, the President of the United States issued an executive order to change the lake’s name to Lake America. SCAS echoes the sentiment shared by many Indigenous voices and communities across the watershed: “It is and always will be Lake Ontario”. We stand with our national and international colleagues who continue to use the original name. We especially recognize our American colleagues who continue to use Lake Ontario while navigating institutional obligations created by others.
Renaming a lake initially identified as Lake Ontario by First Nations established on its shore and navigating its waters is a disrespectful gesture and unnecessary. President Trump provided no justification beyond a territorial claim over water volume and vague appeals to defense and commerce. The name “Ontario” predates both countries and is part of a broader Indigenous history that no government should try to rewrite. Maintaining its use honours that history. The name Ontario takes root in the Wendat word Ontari'io, which can be interpreted as “the lake is beautiful,” “the lake is great, or shining/sparlking water.” Indigenous Nations across the Laurentian Great Lakes basin, including the Anishinaabeg, Haudenosaunee, and Wendat, have governed their relationship with these waters for generations. SCAS recognizes this cultural heritage, and we take on the responsibility that comes with it.
This move comes amid an escalating trade dispute between Canada and the United States, one unrelated to fisheries, water levels, or ice data, and it is jeopardizing decades of transboundary science. Water level regulation, fisheries assessments, water quality monitoring, and climate adaptation planning all depend on long-term shared datasets built by Canadian and American researchers on the lake's ecosystem, hydrography, wave climate, and winter ice conditions. Those datasets and the management systems built around them are grounded in the shared, historic name Lake Ontario, and they only hold together if both countries keep calling it the same thing. Using the lake as leverage in a tariff dispute disregards that collaboration, and renaming a globally significant freshwater system carries real consequences for historical references across publications and datasets. This can only be seen as a slight to the nation of Canada and those who came before.
SCAS continues its commitment to supporting communities, researchers, students, governments, and businesses who work by Lake Ontario's shores, play in its waters, and look after its future in Canada and across the border.

Valérie Ouellet
SCAS president
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La Société Canadienne des Sciences Aquatiques (SCSA), la principale société scientifique canadienne pour l'avancement et la diffusion des sciences aquatiques, tient à souligner que le lac Ontario est le nom que nous utilisons et que nous continuerons d'utiliser pour désigner le plus en aval des Grands Lacs laurentiens.
Le 27 août 2026, le président des États-Unis a signé un décret visant à renommer le lac « Lake America ». SCSA fait écho au sentiment exprimé par de nombreuses voix et communautés autochtones à travers le bassin versant : « C'est et ce sera toujours le lac Ontario. » Nous appuyons nos collègues nationaux et internationaux qui continuent d'utiliser le nom d'origine, et nous saluons particulièrement nos collègues américains qui continuent d'employer le nom « lac Ontario » tout en composant avec des obligations institutionnelles imposées par d'autres.
Renommer un lac, initialement nommé lac Ontario par les Premières Nations établies sur ses rives et naviguant sur ses eaux, constitue un geste irrespectueux et inutile. Le président Trump n'a fourni aucune justification au-delà d'une revendication territoriale sur le volume d'eau et de vagues arguments liés à la défense et au commerce. Le nom « Ontario » précède les deux pays et s'inscrit dans une histoire autochtone plus large qu'aucun gouvernement ne devrait chercher à réécrire. Maintenir l'usage honore cette histoire. Il tire son origine du mot wendat Ontari'io, qui peut être interprété comme « le lac est beau », « le lac est grand » ou « eau scintillante ». Les nations autochtones du bassin des Grands Lacs laurentiens, dont les Anishinaabeg, les Haudenosaunee et les Wendat, entretiennent depuis des générations une relation de gouvernance avec ces eaux. La SCSA reconnaît cet héritage culturel et assume la responsabilité qui en découle.
Ce geste survient dans un contexte de différend commercial croissant entre le Canada et les États-Unis, un différend sans lien avec les pêches, les niveaux d'eau ou les conditions de glace, qui met en péril des décennies de science transfrontalière. La réglementation des niveaux d'eau, les évaluations des pêches, le suivi de la qualité de l'eau et la planification de l'adaptation aux changements climatiques reposent tous sur des jeux de données partagés à long terme, constitués par des chercheurs canadiens et américains sur l'écosystème du lac, son hydrographie, son régime de vagues et ses conditions hivernales de glace. Ces jeux de données, ainsi que les systèmes de gestion bâtis autour d'eux, reposent sur le nom historique partagé de lac Ontario, et ils ne peuvent tenir que si les deux pays continuent de le désigner de la même façon. Utiliser le lac comme monnaie d'échange dans un différend tarifaire fait fi de cette collaboration, et renommer un plan d'eau douce d'importance mondiale entraînerait des conséquences réelles sur les références historiques dans les publications et les jeux de données. Ce geste ne peut être perçu autrement que comme un affront à l'égard de la nation canadienne et de ceux qui l'ont précédée.
La SCSA réaffirme son engagement envers les communautés, les chercheurs, les étudiants, les gouvernements et les entreprises qui travaillent sur les rives du lac Ontario, qui profitent de ses eaux et qui veillent sur son avenir, tant au Canada qu'au-delà de la frontière.

Valérie Ouellet
Présidente SCSA